Foreign Language Fiction

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By Marguerite Duras

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Schachnovelle GERMAN

Stefan Zweig: SchachnovelleAuf einem Passagierdampfer, auf der Passage von manhattan nach Buenos Aires, kommt es zu einer außergewöhnlichen Konfrontation: Der amtierende Schachweltmeister Mirko Czentovic, ein derber, unsensibler Mensch, dessen Inselbegabung für Schach alleine und verloren in charakterlicher Ödnis liegt, tritt auf Veranlassung weiterer Passagiere gegen den geheimnisvollen, sensiblen Österreicher Dr.

Der Weihnachtsverdacht. Roman

Lucien ist in der Dunkelheit der Londoner Unterwelt verschwunden und seit Monaten nicht mehr gesehen worden. guy munkelt, dass er seiner verruchten Geliebten, der schönen Sadie, ins Verderben gefolgt sei. Auf Bitten seines Vaters macht sich der Arzt Henry Rathbone auf, den verlorenen Sohn zurückzuholen.

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On ne sait jamais soi-même qu’on est alcoolique.  » Quant à moi le mal était déjà très avancé quand on me l’a dit. Nous sommes ici dans un espace perclus de principes. Jusqu’à un certain degré on laisse les gens mourir. Je crois que dans la drogue ce scandale n’existe pas. La drogue sépare complètement l’individu drogué du reste de l’humanité. Elle ne jette pas l’individu à tous les vents, dans les rues, elle n’en fait pas un vagabond. L’alcool, c’est la rue, l’asile, les autres alcooliques. La drogue, c’est très court, la mort vient très vite, l’aphasie, l’obscurité, les volets fermés, l’immobilité.

Quand un homme étranger nous touche, nous crions de dégoût. Nous possédons notre amant comme lui nous possède. Nous nous possédons. Le lieu de cette possession est le lieu de l’absolue subjectivité. C'est là que notre amant nous assène les coups les plus forts que nous le supplions de donner pour qu’ils se répandent en écho dans tout notre corps, dans notre tête qui se vide. C’est là que nous voulons mourir. L’écrivain qui n’a pas connu de femmes, qui n’a jamais touché le corps d’une femme, qui n’a peut-être jamais lu des livres de femmes, des poèmes écrits par des femmes et qui croit cependant avoir fait une carrière littéraire, il se trompe.

J’ai embrassé le front glacé. Mon frère pleurait. A l’église d’Onzain nous étions trois, les gardiens étaient restés au château. Je pensais à cet homme qui m’attendait dans l’hôtel au bord du fleuve. Je n’avais pas de peine pour cette femme morte et cet homme qui pleurait, son fils. Je n’en ai plus jamais eu. Après il y a eu ce rendez-vous avec le notaire. J’ai consenti aux dispositions testamentaires de ma mère, je me suis déshéritée. Il m’attendait dans le parc. Nous avons dormi dans cet hôtel au bord de la Loire.

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